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LE CHIEN DE SOULARD MORT EN TRAÎTRE ! |
Dans sa requête
présentée au juge de la Prévôté de Québec, en juin 1676, Jean SOULARD
demande que Abel SAGOT soit condamné à le dédommager pour avoir tué son
chien. Ce dernier gardait la maison car SOULARD a été victime de vol dans le
passé.
Comme son chien a les yeux crevés pour avoir été tiré dans la tête, SOULARD
craint d'être volé de nouveau et tient SAGOT responsable de ce qui pourrait
arriver ! Si SAGOT a tué son chien, c'est qu'il veut du mal à SOULARD, selon
lui.
Pour sa défense, Abel SAGOT explique au juge, le 30 juin 1676, que le chien de
SOULARD avait sa poule dans la gueule, qu'il est mort « en traître » pour
avoir déjà mangé une autre poule et qu'il en a fait autant au coq de JOBIN et
étranglé une poule d'inde. SAGOT ajoute que c'est la femme de SOULARD qui lui
a demandé de tuer le chien !
Le juge condamne Abel SAGOT à payer 100 sols à Jean SOULARD et les dépens du
procès.
Rédaction : Guy
Perron, paléographe
Source : Prévôté de Québec, transcription des volumes 9 et 10 (registres
civils), 14 janvier 1676 au 14 décembre 1677, Longueuil, Les Éditions
historiques et généalogiques Pepin, tome V, coll. Notre patrimoine national
no. 315, 2004.