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LA MISE AU CARCAN POUR AVOIR BLASPHÉMÉ ! |
Le 26 mars 1667,
si l'on s'en tenait au réquisitoire du procureur fiscal de la Prévôté de
Québec, Pierre SASSEVILLE serait condamné à 50 livres d'amende pour avoir
juré le nom de Dieu ! Mais c'est plutôt à 10 livres d'amende qu'il est
condamné par le juge CHARTIER pour « réparation dudit crime ».
Cependant, en cas d'insolvabilité et de paiement de cette somme dans le jour
même, SASSEVILLE sera appliqué et mis au carcan, le lendemain dimanche, une
heure avant les vêpres avec un écriteau sur ses hardes portant le sujet de sa
condamnation. De cette façon, il sera tenu aux opprobres qui lui pourraient
être faits en raison de son blasphème.
Outre l'amende, le juge CHARTIER semble plus tolérant que son procureur fiscal.
Ce dernier proposait la mise au carcan dès la fin de la grand messe jusqu'aux
vêpres ! Quoiqu'il en soit, la sentence ne mentionne pas si SASSEVILLE a payé
son amende...
Rédaction : Guy
Perron, paléographe
Source : Prévôté de Québec, transcription des volumes 1 et 2 (registres
civils), 2 novembre 1666 au 26 octobre 1668, Longueuil, Les Éditions
historiques et généalogiques Pepin, tome I, coll. Notre patrimoine national
no. 220, 2002, p. 56.