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FRAPPÉ POUR AVOIR « VOLÉ » DU BOIS ! |
En avril 1675,
René BRANCHE accuse René RÉAUME de l'avoir frappé au visage car il a refusé
de transporter du bois à son chantier.
L'affaire est portée devant le juge de la Prévôté de Québec qui fait
assigner comme témoins Apolline LAFUITE, femme de Nicolas ROUSSELOT sieur DE
LAPRAIRIE, Henri L'ARCHEVÊQUE et Philippe CAVALIER. Ces derniers racontent que
BRANCHE conduisait du bois pour mener au chantier de RÉAUME mais comme il
emporta quelques pièces dans sa cour, RÉAUME s'est mis devant les bœufs et
frappa BRANCHE du bout d'un levier qu'il tenait et le blessa au visage. RÉAUME
affirme que c'est BRANCHE qui a commencé en se jetant sur lui !
Le juge condamne René RÉAUME à payer le chirurgien et les frais et défense
lui est faite de récidiver. Cependant, il lui est permis de prendre le bois équarri
qui est resté dans le bois pour la valeur qui sera estimée par Jean LEMIRE,
charpentier. Le juge demande à René BRANCHE de rapporter les pièces qu'il a
transportées ailleurs qu'au chantier de RÉAUME.
Quelques jours plus tard, René BRANCHE se présente de nouveau devant le juge
de la Prévôté et demande que Charles RANCIN soit condamné à soigner sa
cavale après lui avoir lancé une hache. RANCIN affirme qu'il n'a pas vu la
cavale de BRANCHE qui était couchée près de sa grange. Le juge ordonne que la
hache et la cavale blessée soient examinées par Pierre BOUVIER qui en fera son
rapport.
Rédaction : Guy Perron,
paléographe
Source : Prévôté de Québec,
transcription des volumes 7 et 8 (registres civils), 9 janvier 1674 au 20 décembre
1675, Longueuil, Les Éditions historiques et généalogiques Pepin, tome IV,
coll. Notre patrimoine national no. 312, 2003.